Les principales requêtes SQL bonnes à savoir

mathias

Requête SQL 2022

Que vous soyez dans le domaine du Big Data ou dans l’informatique en général, vous serez constamment confronté à l’interrogation d’une base de données. L’usage du SQL est donc inévitable.

SQL ou Structured Query Language est en effet le langage utilisé pour communiquer avec une base de données relationnelle. Plus de 30 ans après son apparition, il domine toujours le monde des données malgré l’avènement d’autres moyens dont le NoSQL.

Dans cet article, nous allons découvrir les requêtes SQL qu’il faut absolument connaître afin de pouvoir manipuler une base de données relationnelle.

Qu’est-ce qu’une requête SQL ?

Afin de pouvoir manipuler une base de données, il faut y envoyer une sorte de demande afin qu’elle puisse retourner le résultat souhaité. En SQL, cette demande se traduit par l’exécution d’une série de requêtes. Et comme tout langage, elle possède ses propres syntaxes.

Une requête SQL est en réalité un ensemble de clauses dont chacune fait référence à une opération ou à une contrainte. Ces clauses servent donc à préciser les données à retourner à l’issue de la requête.

Il existe 2 types de requêtes ou plus précisément de langage en SQL :

  • Le DDL ou Data Definition Language ou Langage de Définition des Données ;
  • Et le DQL ou Data Query Langage ou Langage d’Interrogation des Données.

Ce dernier est lui-même composé de deux sous-types à savoir :

  • Le DML ou Data Manipulation Language ou Langage de Manipulation des Données ;
  • Et le DCL ou Data Control Language ou Langage de Contrôle de Données.

En gros, le DDL sert à définir une base de données, c’est-à-dire par exemple créer une base de données ou une table, la modifier et la supprimer.

Le DQL, quant à lui, sert à communiquer avec la base de données créée. Cela veut dire que c’est à travers ce type de requête que l’on va par exemple récupérer une donnée, en insérer de nouvelles ou encore en supprimer.

Comment se passe l’exécution d’une requête SQL ?

exécution d’une requête SQL
exécution d’une requête SQL

Rédiger une requête est une chose, en exécuter est une autre. Et l’exécution d’une requête SQL est en réalité un ensemble de procédée que le système effectue à notre place. En effet, il y a un ordre à respecter pour pouvoir optimiser cette exécution et retourner un résultat de manière rapide, efficace et juste. Cette exécution peut parfois varier en fonction du SGBDR utilisé. Néanmoins, le principe et l’étape effectuée restent les mêmes.

Tout d’abord, le système effectue une phase de vérification des clauses exprimées et de la véracité des syntaxes employées. Ce dernier vérifie si les termes et la demande sont conformes à la norme qu’il supporte. Si ce n’est pas le cas, il renvoie une erreur prévenant l’utilisateur de modifier la requête en conséquence.

Ensuite, le système établit un plan d’exécution de la requête. En d’autres termes, il détermine par où commencer l’exécution afin d’optimiser au maximum le temps d’exécution. Ce plan se traduit par un arbre de décision sur laquelle sera indiqué l’ordre par lequel les différentes clauses seront traitées.

Une fois cette seconde étape faite, la requête sera enfin compilée et exécutée afin que l’on puisse obtenir les résultats attendus.

Tout cela se passe en un très court laps de temps que l’on ne s’en rend même pas compte. À partir du moment où l’on formule bien la requête, tout se fait rapidement.

Toutefois, il faut noter que cela dépend de la quantité de données à traiter et bien évidemment de l’environnement sur lequel on effectue cette tâche. En effet, une application lambda n’utilise pas forcément les mêmes moyens qu’un projet Big Data par exemple.

Quelles sont les requêtes SQL qu’il faut absolument savoir ?

Comme nous l’avons mentionné au tout début, l’utilisation du SQL, notamment l’écriture d’une requête SQL sont quasi inévitables si l’on travaille dans l’informatique. Donc, pour ceux qui débutent dans ce domaine ou même ceux qui ont besoin d’un petit pense-bête, voici les requêtes SQL bonnes à savoir.

CREATE, ALTER, DROP, DELETE TABLE

Ce sont là les principales requêtes qui composent le DDL ou le Data Definition Language.

CREATE TABLE permet, comme son nom le laisse entendre, de créer une table. Lors de cette requête, en plus de cette principale syntaxe, il faut également préciser les différents caractères qui vont définir la table en question. C’est donc là que l’on spécifie les champs qui vont composer la table ainsi que le type de chacun d’eux. Il faut rappeler qu’une table est en quelques sortes un tableau dans lequel les données seront stockées.

ALTER TABLE, quant à elle, permet de modifier une table initialement créée. C’est grâce à cette requête que l’on va par exemple pouvoir ajouter un champ (ou une colonne), modifier ceux qui existent déjà ou encore en supprimer. Plusieurs clauses peuvent donc être associées à celle-ci comme ADD, DROP, MODIFY ou encore CHANGE.

DROP TABLE permet de supprimer définitivement une table. Cependant, il faut être extrêmement consciencieux lorsque l’on exécute cette requête, car l’opération est irréversible.

Et DELETE TABLE permet de supprimer une, plusieurs ou la totalité des lignes présentes dans une table.

INSERT, UPDATE, DELETE

Les requêtes que nous allons découvrir à partir de là font toutes parties du DQL ou Data Query Language.

INSERT permet d’insérer de nouvelles données dans une table. Pour ce faire, on peut préciser les champs un par un ou bien insérer une valeur sur chaque colonne. On peut également effectuer plusieurs insertions à la fois à l’aide de cette requête.

UPDATE sert à mettre à jour une table, c’est-à-dire modifier les valeurs que contiennent les lignes et les colonnes existantes. Dans la plupart du temps, il faut spécifier une clause WHERE afin que le système puisse connaître les lignes sur lesquelles les changements vont être effectués.

Il en va également de même sur la requête DELETE, mais cette fois-ci, le système va déterminer la ou les lignes à supprimer.

SELECT … FROM … WHERE

La commande SELECT est sans doute celle qui sera le plus sollicitée. Celle-ci permet, comme son nom l’indique, de sélectionner des données dans une table. La partie FROM de la commande sert justement à préciser la table sur laquelle va s’exécuter la requête. La clause WHERE, quant à elle, va servir à préciser le type de données à extraire.

Les options de sélection sont vraiment multiples. En effet, cette instruction est très puissante, car non seulement on peut effectuer une simple sélection, mais on peut aussi effectuer diverses opérations. Par exemple, on peut récupérer la somme d’un champ, limiter le nombre de sorties ou encore éliminer les doublons.

JOIN

JOIN permet d’effectuer des jointures de tables. Cette instruction est dans la majorité des cas utilisée avec la commande SELECT. Grâce à cette commande, on peut exploiter au maximum la puissance d’un SGBDR en associant plusieurs tables et ainsi maximiser les possibilités de résultats différents.

Il existe plusieurs types de jointures dont INNER JOIN, LEFT et RIGHT JOIN, NATURAL JOIN, FULL JOIN ou encore SELF JOIN. Les résultats obtenus à l’issue de chaque type de jointure sont différents.

Voilà, vous connaissez maintenant les principales requêtes qui sont communément utilisées en SQL. Comme vous l’avez sans doute remarqué, c’est dans la plupart des cas la traduction anglaise de l’opération que le système doit exécuter. Cela peut sans doute vous aider à les mémoriser. Cependant, selon le type de SGBDR, la syntaxe peut légèrement varier. Il faut donc avant toute chose se documenter sur le système que vous comptez utiliser.