Sommaire
- 1 Un marché en pleine croissance
- 2 Internet des Objets (IoT) en France 2024
- 3 Des secteurs dynamiques pendant la pandémie
- 4 Usages et applications diversifiés
- 5 Multiconnectivité et perspectives d’avenir
- 6 Bureau d’étude électronique : là où l’objet connecté prend corps
- 7 Sous le boîtier d’un objet connecté, une chorégraphie millimétrée
Un marché en pleine croissance
L’Internet des Objets, ou IoT, est un secteur technologique en pleine expansion, notamment en France. En 2020, le marché mondial de l’IoT dans les entreprises a connu une hausse de 21,5%, atteignant 201 milliards de dollars.
Internet des Objets (IoT) en France 2024
Concernant la France, les revenus du marché de l’IoT sont attendus à hauteur de 21,55 milliards de dollars en 2023, avec une part importante dédiée à l’industrie.
- Secteur industriel : plus de 7 milliards $
- Automobile IoT : prédictive maintenance, gestion de flottes…
- Consumer IoT : 2,97 milliards $
- Healthcare IoT : 1,45 milliard $
Des secteurs dynamiques pendant la pandémie
Durant la crise sanitaire liée au COVID-19, les marchés de l’automobile IoT, de l’IIoT (Industrial Internet of Things) et des villes intelligentes ont connu une forte croissance. En 2023, 40% de la population française devrait posséder des objets connectés, contre 244 millions d’objets recensés il y a quelques mois par ADEME. À titre comparatif, 22% des entreprises françaises utilisaient l’IoT alors que la moyenne européenne était de 29%.
Usages et applications diversifiés
En France, en 2023, la gestion de l’énergie est le domaine dans lequel l’IoT s’est principalement déployé, avec 60 millions de compteurs communicants. Les autres secteurs d’application comprennent :
- Maintenance prédictive (utilisée par 75% des entreprises)
- Smart grids : système intelligent de distribution d’électricité
- Asset tracking ou géolocalisation
- Suivi de température
- Gestion de l’espace
- Villes intelligentes
- Niveau de remplissage des poubelles
- Sécurité du patrimoine et individuelle
- Surveillance environnementale
- Véhicules intelligents
- IoT pour les animaux
- Jumeau numérique
- Soins de santé IoT
- Étiquetage des produits
Connectivité et acteurs du marché 2024
Les principales formes de connectivité répertoriées en France en 2023 sont la 4G, LoRaWAN, Bluetooth et WiFi. Quant aux acteurs du marché, ils dépendent à la fois du secteur concerné et du type de réseau proposé. En termes de plateformes IoT, les solutions PaaS les plus utilisées sont Microsoft Azure et AWS, tandis que Thales offre la plateforme de sécurité la plus répandue.
Multiconnectivité et perspectives d’avenir
En 2023, la tendance en France est à la multiconnectivité, avec une moyenne de huit réseaux de communication différents proposés par les acteurs du marché. La plupart des experts estiment que le développement des applications IoT sera principalement porté par l’évolution des réseaux Wi-Fi et 5G. Enfin, selon une enquête menée par JDN, en 2023, la LoRaWAN (Long Range Wide Area Network) serait en passe de s’imposer comme un réseau clé dans l’écosystème français de l’IoT.
Au vu de ces données, il apparaît que le marché français de l’Internet des Objets devrait continuer à croître au cours des prochaines années, notamment grâce à sa diversification sectorielle et aux améliorations technologiques apportées par la multiconnectivité. Les entreprises, les collectivités et les particuliers ont ainsi tout intérêt à se saisir de ces opportunités pour améliorer leur compétitivité, leur efficacité énergétique et leur qualité de vie.
Bureau d’étude électronique : là où l’objet connecté prend corps
On parle beaucoup des objets une fois qu’ils sont connectés. De ce qu’ils font, de leurs performances, de leur rôle dans nos villes ou nos usines. Mais rarement de leur tout premier souffle. Pas celui qui passe par le cloud, non — celui qui prend forme sur une table d’ingénieur, dans l’odeur de flux de soudure et les schémas griffonnés à la main. Avant la data, avant le réseau, avant même le capteur… il y a la conception.
Souvent invisible, cette étape se joue dans un bureau d’étude électronique, là où se croisent contraintes d’usage, choix de composants, design de cartes et intelligence embarquée. C’est là qu’un projet d’IoT se muscle ou s’effondre, selon la pertinence de son architecture, la sobriété de son alimentation, la robustesse de son boîtier ou la compatibilité de ses signaux. Bien loin d’être une simple formalité, le recours à des experts de la conception d’objet connecté est le geste fondateur qui conditionne tout ce qui suit.
Sous le boîtier d’un objet connecté, une chorégraphie millimétrée
Posez un objet connecté sur une table. Avant son appli mobile, il y a 10 centimètres — parfois moins — où tout doit cohabiter :
- Un microcontrôleur
- Des composants radio
- Une source d’énergie
- Un firmware
- Une logique de sécurité.
Dans un espace réduit, chaque millimètre compte. Et ça, seuls les bureaux d’étude les plus affûtés savent l’orchestrer.
En France, certaines structures l’ont compris. Elles travaillent main dans la main avec des PME, des industriels et des start-ups pour donner naissance à des objets réellement connectés — et non juste « vendus comme tels ». Pas de solution générique, pas de copier-coller : chaque projet est une nouvelle partition jouée dans un marché particulièrement exigeant.
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